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II E. Buckenmeyer - D’Fraid àm Singe

E. Buckenmeyer II - D’Fraid àm Singe

Ernest Buckenmeyer (1906 – 1989)

II - D’Fraid àm Singe (La joie de chanter)

Il a pu y penser, en rêver : devenir un artiste sculpteur indépendant. « Ganz groß un verehrt ». Monter à Paris ? Comme ses aînés, Auguste Bartholdi, Théodore Deck ? Ou ailleurs dans une grande ville européenne ? Nach München, Wien ? Träume. (On a bien le droit de rêver, les rêveries sont un des plaisirs de la vie). Dans les conditions tracées par son temps et sa situation d’Alsacien (de citoyen français germanophone), son destin fut de rester attaché à l’entreprise de ses frères – die Buckenmeyer Firma – et à l’Alsace, concrètement à Schiltigheim et environs.

C’est dans son milieu social populaire, ouvrier et paysan, mi-urbain mi-rural, dont les mœurs et les mentalités – die Sitten, das Gemüt und der Geist – se maintiendront pour l’essentiel de 1850, mettons, jusqu’aux années 1960 encore, même à travers les catastrophes de trois guerres et des secousses politiques de toutes sortes ; c’est enraciné dans le quotidien de ce monde-là, qui gardait ses traditions, son parler, sa culture religieuse, qu’Ernest Buckenmeyer, der Ruhelose, der Vielseitige, qui veut tout connaître, tout essayer, put développer et manifester ses multiples talents. En plus de ses activités artistiques et professionnelles de sculpteur sur bois, de dessinateur, modeleur, architecte d’intérieur et créateur de meubles de style, en plus encore de ses expérimentations, bricolages, hobbies, dans les domaines les plus variés, de la mécanique à l’agriculture et à l’élevage, il trouva la paix et la joie dans la pratique du chant.

Il avait hérité le sens musical et la qualité de la voix de son père, extraordinairement doué, et de sa mère aussi. Bonheur d’une famille chantante… Il faisait partie de la chorale « La Fraternelle » assez réputée pour se produire en ville, à l’Aubette.

Ich grüess ejch edli Sängerzunft –
saa merci füer die Z’sammekunft!
Am Fescht wie mir hyt mitnand fiere,
düet m’r noch d’Fraid am Singe spiere!
Wie scheen isch doch s’gemeinsam Singe,
wenn Menschestimme z’sammeklinge,
wo d’scheenschte Lieder uns ertöne,
die uns doch s’Läwe oft verscheene!

La vertu du chant est la compagnie, die Geselligkeit, et idéalement de faire tenir ensemble un corps social avec des membres de tous âges, des anciens et des jeunes.
 

Extraits, voir l’article au complet dans notre revue « D’Heimet 250 » Pages 12 à 14


Date de création : 04/02/2024 17:18
Catégorie : Médiathèque - Jean Paul SORG
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